Le chant des immeubles 2017 de Gaëtan Gromer

2018-04-25T15:34:23+00:00

Accompagnement :

Production

Programmation de l’application et du serveur

Médiation avec les participants

Diffusion

Le projet en quelques mots :

Tout lieu possède une identité singulière. Les matériaux, la densité du bâti, sa fonction, son implantation, son histoire lui attribuent des caractéristiques particulières. Il possède donc logiquement une acoustique unique et, comme l’a démontré Alvin Lucier en 1969, des fréquences de résonances qui lui sont propres, mais qui sont difficilement audibles à l’oreille nue.

Pour réaliser sa célèbre pièce I’m sitting in a room, Lucier s’enregistre tandis qu’il lit un texte. Ensuite, il diffuse l’enregistrement dans la pièce tout en ré-enregistrant le résultat sur une autre bande. Il recommence ce procédé un certain nombre de fois. L’effet en est que certaines fréquences sont accentuées par la résonance spécifique de telle ou telle pièce, jusqu’à ce qu’au final les mots de son texte deviennent inintelligibles, remplacés uniquement par la pure résonance des harmoniques de la pièce elle-même. C’est donc ainsi qu’il a pu démontré que chaque lieu possède des fréquences formantes différentes et donc des caractéristiques de résonance uniques.

Inspiré par cette expérience, Gaëtan Gromer a conçu un logiciel pour le projet qui automatise le process et le remet à jour avec, par exemple, l’adjonction d’une modélisation de la réverbération du lieu, grâce aux techniques de convolution inexistantes à l’époque de I’m sitting in a room.

Les bourdons ainsi mis à jour et amplifiés sont en quelque sorte la signature acoustique du bâtiment et se perçoivent alors comme des chants singuliers, reflets dichotomiques d’une réalité à la fois poétique et scientifique.

Le chant des immeubles est un dispositif sonore, prenant la forme d’une application pour smartphone, créé in situ, qui permet d’explorer l’espace public guidé par ces chants. L’utilisateur se promène entre les immeubles et écoute la pièce qui se crée en fonction de ses déplacements. En fait, à l’approche d’un immeuble, ce dernier se met à « chanter » de sa voix singulière. Si l’on est proche de plusieurs immeubles, ils se mettent à chanter en choeur. Les déplacements de l’utilisateur recomposent donc instantanément cette symphonie du bâti. Une expérience inouïe, au sens propre.

Distribution :

Gaëtan Gromer, conception, programmation et création sonore

Thibaut Weissgerber, programmation de l’application

Violette Doire (Les Ensembles 2.2), relations publiques

Severine Bailly (Paradox[a]), diffusion

Une co-production Horizome et Les Ensembles 2.2 (Strasbourg)

Nous autres 2016 de Gaëtan Gromer

2017-11-07T11:23:45+00:00

Accompagnement :

Production

Organisation de résidences au Shadok (Strasbourg)

Programmation de l’application et du serveur

Médiation avec les participants

Diffusion

Le projet en quelques mots :

Nous autres est un dispositif pour smartphone qui propose une expérience sonore singulière dans l’espace public en mettant l’utilisateur en situation de celui qui peut entendre à travers les murs. Une création sonore particulièrement immersive accompagne le promeneur et des scènes apparaissent, au fil de sa libre déambulation, en fonction de sa localisation et du moment de la journée. A l’approche de certains points, il peut suivre ces scènes sonores, issues de la vie quotidienne de centaines de personnes, en s’arrêtant aussi longtemps qu’il le souhaite ou les ignorer en continuant simplement à marcher.

Se retrouver à la place de celui qui peut entendre l’intime permet de s’interroger sur la portée et les implications d’un tel pouvoir. Mais, dans le contexte particulier de cette œuvre, c’est également une occasion d’aller à la rencontre de l’autre dans son intimité, dans sa vérité. De découvrir le voisin proche et lointain à la fois, de percevoir des situations, des aspirations, des idées et des réalités plurielles. Librement

Pour en savoir plus :

http://www.nousautres.eu