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Photo: ©Naohiro Ninomiya
Nostalgie . Exil . Histoire Sociale


Photo: ©Naohiro Ninomiya


©Elisa Hahn

Cette balade contée prend place autour du quartier européen.
Les bâtiments européens ont été construits pour permettre aux pays et à leurs habitants et habitantes de se retrouver, se rencontrer, débattre, faire des lois, discuter, célébrer, se battre pour des idées.
Mais pas seulement. Quand les êtres humains se déplacent, leurs histoires se déplacent avec eux. Alors quand l’Europe s’est faite ici, à Strasbourg, les récits, contes et mythologies de toute l’Europe sont venus aussi. Et avec les récits, tous les personnages, toutes les créatures qui les peuplent. Les dieux. Les monstres. Les elfes. Les fées. Tout un monde parallèle s’est installé ici, à Strasbourg, dans ce quartier.
En bon monde parallèle, il est presque invisible, même si certains de ces personnages aiment s’incarner en statue ou en arbre. C’est ce que nous allons découvrir durant cette balade contée. Alors ouvrez les yeux et les oreilles, nous allons vous aider à débusquer les traces de cet autre monde.
Texte et voix : Matthieu Epp et Annukka Nyyssönen
Réalisation : Gaëtan Gromer
Musique : Antoine Spindler
Vielle à roue et accordéon : Fabrice Kieffer
Prises de son : Antoine Spindler
Application : GOH
Producteur délégué : Les Ensembles 2.2
Partenaires : Rebonds d’histoires et Lieu d’Europe

Photo: ©Matëo Granger

Une conversation est une fiction sonore géolocalisée qui invite à suivre deux femmes au fil de leur déambulation rémoise. Hélène et Lucie se retrouvent alors qu’elles ne se sont pas vues depuis longtemps. La première, qui vit à Reims depuis toujours, a perdu un objet, et pour le retrouver, elle invite son amie à refaire le chemin parcouru la veille. Lucie découvre ainsi la ville à travers les souvenirs d’Hélène.
Elles marchent dans les rues et tandis qu’elles avancent, entre les répliques, on s’interroge : qu’a-t-elle réellement perdu ? Que cherche-t-on ? Qui est Hélène ? Des éléments échappent à la logique et à la chronologie, et peu à peu, dans le dialogue, le passé affleure. D’une rue à l’autre, au fil des architectures et des époques, la discussion opère par télescopage et rupture : le cadre strict du présent explose.
À travers les événements passés et leurs échos présents, à travers les corps d’Hélène et Lucie et leur présence dans la ville, c’est la condition des femmes et leurs contradictions qui sont aussi révélées.
Texte : Amélie Lucas-Gary
Réalisation : Gaëtan Gromer
Musique : Gaëtan Gromer, Antoine Spindler
Voix : Pauline Leurent et Marie Seux
Prises de son : Antoine Spindler
Application : GOH
Producteur délégué : Les Ensembles 2.2
Partenaire : Saint-Ex, Culture Numérique
Consultante histoire et patrimoine : Véronique Palot-Maillart
Remerciement : Eva Chanoir

Photo: ©Matëo Granger

L’ouverture au public, même partielle, du fort Saint-Nicolas en 2024 est un événement très attendu par les habitants de la cité phocéenne. Une lourde grille s’ouvre enfin sur l’un des bâtiments les plus visibles, les mieux identifiés, les plus chargés d’histoire de Marseille – mais aussi l’un des plus mystérieux.
Valérie Manteau vous convie à une exploration des zones d’ombres sensibles qui subsistent dans les interstices de la grande histoire héroïque de Marseille, qui s’est écrite pierre à pierre dans le fort. Une promenade parmi les fantômes qui vous plonge dans les mystères de la Citadelle et met en lumière un épisode méconnu, entouré de fantasmes et de suspicions : l’occupation de la Citadelle par des centaines d’animaux, sous l’égide du service de Santé et Vétérinaire des Armées de 1978 à 2011.
En choisissant de confier son évocation à une intervenante civile, simple promeneuse de chiens, cette fiction sonore, incarnée à hauteur humaine, accompagnera votre déambulation en tâchant de lever le voile sur ces tabous que protègent les murailles qui se dressent au cœur de la ville.
Une fiction sonore disponible depuis mai 2024 sur l’application dédiée – GOH
Texte : Valérie Manteau
Réalisation : Gaëtan Gromer
Musique : Gaëtan Gromer, Antoine Spindler
Accordéon et Vielle à roue : Fabrice Kieffer
Voix : Stina Soliva et Matëo Granger (version française), Ella Perrin et Richard Doust (version anglaise)
Prises de son, mixage : Antoine Spindler
Application : GOH
Producteur délégué : Les Ensembles 2.2
Partenaires : La Citadelle de Marseille, Chroniques – Biennale des imaginaires numériques et Radio Grenouille

©Matëo Granger

Ouwa est un parcours sonore géolocalisé autour de l’étang des Forges, offrant une expérience immersive qui donne à entendre le vivant.
Durant cette fiction, vous êtes projeté dans un futur lointain, où l’étang des Forges se situe désormais en territoire d’Ouwa. L’autrice luvan vous convie à une rencontre avec le monde végétal. Une utopie où d’étranges mutations sensorielles permettent à quelques individus, appelés “chantres floréales” d’entendre, de voir, de sentir les plantes.
Plongez dans un univers où les frontières entre l’humain et le végétal s’estompent. Suivez ce parcours poétique, laissez-vous guider et explorez un monde où la nature parle à travers des langages mystérieux.
Bienvenue en territoire d’Ouwa, où chaque pas est une rencontre avec l’inattendu.
Inspiré par la thérolinguistique de l’autrice de science-fiction américaine Ursula Le Guin, le parcours Ouwa propose une immersion dans un « Et si nous entendions le reste du monde ».
Texte : luvan
Réalisation : Gaëtan Gromer
Musique : Gaëtan Gromer, Antoine Spindler
Voix : Sébastien Bizzotto, Florine Chevrolet, Regis Kante, Pauline Leurent
Prises de son, mixage : Antoine Spindler
Application : GOH
Producteur délégué : Les Ensembles 2.2
Partenaire : Espace multimédia Gantner

Photo: ©Naohiro Ninomiya
Une fiction sonore également disponible en version allemande – Die Flüsse zähmen !
Eine geolokalisierte Hörfiktion, die auch in der deutschen Version (Die Flüsse zähmen) verfügbar ist!
Dompter les rivières est une fiction sonore géolocalisée, plurielle et polyphonique, qui donne à entendre, le temps d’une balade, la multiplicité des facettes du Wacken, quartier patchwork en perpétuelle mutation.
Un personnage fil rouge, inspiré de la voyante tunisienne présente lors de l’exposition coloniale de 1924, nous guide à travers les siècles et les espaces. Elle nous permet de naviguer entre son présent, le nôtre, et un futur plus lointain (2123). Sa voix en croise d’autres plus neutres, factuelles, emportées, poétiques ou encore politiques. Dompter les rivières, c’est aussi l’histoire d’un lieu qui se met en scène en fonction des idéologies qui l’habitent. Un lieu sauvage et veiné d’eau qui peu à peu, de grands récits en grands récits, cède la place à un environnement utilitariste, complètement maîtrisé.
Mais, sous le décor de cette perpétuelle comédie, l’eau s’écoule toujours paisiblement à la recherche d’interstices propices à son jaillissement.
Une fiction sonore disponible sur l’application dédiée – GOH
SALLE D’ECOUTE EN 2162, MUSEE D’ENAPOLIS
Printemps silencieux nous projette en 2162 dans la ville d’Enapolis où les habitants sont murés et n’ont jamais connu, ni même ressenti le “dehors”. En entrant dans une salle du musée de la ville, le visiteur peut lire le cartel suivant :
“Le musée d’Enapolis réalise régulièrement des fouilles de nos sous-sols. Nous y trouvons un certain nombre d’objets, la plupart du temps endommagés, obsolètes ou inconnus. Parmi eux, un appareil qui a enfin pu être restauré et exploré. Il semble avoir appartenu à Gaëtan Gromer, un artiste sonore du XXIème siècle ayant vécu sur le site de construction d’Enapolis. L’artiste y a vraisemblablement, tout au long de sa vie, réuni une considérable base de données de « field recordings » enregistrés par ses soins ou par des collaborateurs. Selon ce que nous avons découvert sur cet appareil, la pratique du field recording consistait notamment à enregistrer, en extérieur, des sons produits par les activités humaines et/ou par l’environnement naturel.
Ce document exceptionnel du début du XXIème siècle nous permet de vous proposer à l’écoute ces étonnants « paysages sonores » composés de sons typiques de l’environnement de cette époque lointaine et qui ont vraisemblablement tous disparus en 2162.
Le titre a été inspiré par une œuvre inachevée de l’artiste faisant référence à un prophétique texte écrit en 1962, il y exactement deux siècles, par une certaine Rachel Carson”.
NB : Cette œuvre fait partie du cycle Demain c’est loin, elle peut être exposée avec les quatre œuvres : Scintillements, Unedo, Sans faire de Vagues…, Enapolis
Créée pour l’édition 2022 de L’Ososphère

Visuel: ©Naohiro Ninomiya

Oniropolis est une fiction sonore à ciel ouvert, imaginée et produite par Les Ensembles 2.2. Il s’agit d’une histoire à écouter dans les rues de Schiltigheim qui vous transporte dans un monde imaginaire au travers d’un récit d’anticipation.
L’auteur, Sebastian Dicenaire, vit et travaille à Bruxelles, mais est né à Schiltigheim. Avec le duo de compositeurs strasbourgeois Svië, il retourne dans sa ville d’origine pour y créer une fiction sonore qui explore l’univers des rêves et des réseaux sociaux.
Prenez votre téléphone, téléchargez GOH, mettez vos écouteurs et commencez à déambuler. Les secrets enfouis de l’application Oniropolis vous attendent à Schiltigheim…
Texte : Sebastian Dicenaire
Musique : Svië (Gaëtan Gromer, Antoine Spindler)
Prises de son : Svië
Visuel : Naohiro Ninomiya
Voix : Pauline Leurent, Milan Morotti
Intervenants pédagogiques : Arthur Gander, Hugo Siclier, Sylvain Debrock
Derush entretiens et ateliers : Valentin Hetzel
Production : Les Ensembles 2.2
Co-production : Festival Musica
Remerciements : Sylvie Zorn, les élèves et professeurs des différents établissements pour leur implication dans le projet.

Illustration: ©Valérie Etterlen

Dans ce parcours sonore d’anticipation, une entreprise innovante propose de recycler vos données numériques en énergie verte quasi illimitée. Mais ce succès est teinté de mystère : des deux fondateurs de l’entreprise, l’un est devenu fou, et l’autre a disparu dans des circonstances inexpliquées…
Le récit invite à “passer la frontière” : celle entre le visible et l’invisible, le réel et l’imaginaire ; entre Belval et le reste du monde. La composition musicale retranscrit l’étrangeté du quartier : un lieu moderne, en mutation, multicouches, aux frontières de l’irréel.
Acid-Reine Cie. a été créé dans le cadre du projet In the field, pour Esch2022, Capitale européenne de la culture.
Texte : Sebastian Dicenaire
Musique : Svië (Gaëtan Gromer, Antoine Spindler)
Prises de son : Marc Namblard
Illustration : Valérie Etterlen
Voix : Matëo Granger, Yann Hartmann, Pauline Leurent (version française), Richard Doust, Ella Perrin (version anglaise)
Studio Voix : Innervision
Direction artistique : Gaëtan Gromer
Production : Les Ensembles 2.2
Remerciements : Le Fonds Belval

Illustration: ©Valérie Etterlen

Hélène Gaudy est romancière; Christina Kubisch est compositrice. S’inspirant de l’histoire de la ville de Villerupt, à la frontière franco-luxembourgeoise, et des récits de ses habitants, elles ont créé Les Saisons Invisibles.
Ce parcours relate l’histoire de la région : le paysage façonné par les mines, le vide qu’il en reste à présent. C’est une image des hommes, des différentes vagues d’immigrations successives ; mais également du territoire, des frontières toutes proches, qui définissent aujourd’hui le travail. Une multiplicité d’histoires, d’instants, de mémoires obtenus grâce aux témoignages des habitants, qui dialoguent avec le texte écrit : des points de vue qui se croisent et se complètent.
Les Saisons Invisibles a été créé dans le cadre du projet In the field, pour Esch2022, Capitale européenne de la culture.
Illustration : Valérie Etterlen
Voix : Matëo Granger, Mathilde Melero (version française), Eli Finberg (version anglaise)
Studio Voix : Innervision
Direction artistique : Gaëtan Gromer
Production : Les Ensembles 2.2
Avec des extraits sonores de Daniel Brachetti issus du court-métrage « Des Quetsches pour l’Hiver », J.-P. Menichetti, 1974
Remerciements : Tom Thiel, ingénieur du son