Quartier Européen, Strasbourg

2024-04-15T16:12:22+01:00

Terre de conte

Photo: ©Elisa Hahn

Details

Gratuit

A partir de 10 ans

Durée : 45min – 1h

Partenaire

Lieu d’Europe

Lieu de départ

Lieu d’Europe
Quartier Européen, Strasbourg

“Peut-être qu’en plaçant ici cette statue, la Grèce a souhaité renforcer son influence en Europe.

C’est un pari risqué tout de même, que de vouloir mettre les dieux à son service. Notamment Poséidon. Poséidon, un dieu complexe aux multiples facettes.

Poséidon est bien sûr connu pour son emprise sur les flots et le monde sous-marin, mais on le surnomme également « l’ébranleur du sol »”


Cette balade contée prend place autour du quartier européen.

Les bâtiments européens ont été construits pour permettre aux pays et à leurs habitants et habitantes de se retrouver, se rencontrer, débattre, faire des lois, discuter, célébrer, se battre pour des idées. 

Mais pas seulement. Quand les êtres humains se déplacent, leurs histoires se déplacent avec eux. Alors quand l’Europe s’est faite ici, à Strasbourg, les récits, contes et mythologies de toute l’Europe sont venus aussi. Et avec les récits, tous les personnages, toutes les créatures qui les peuplent. Les dieux. Les monstres. Les elfes. Les fées. Tout un monde parallèle s’est installé ici, à Strasbourg, dans ce quartier.

En bon monde parallèle, il est presque invisible, même si certains de ces personnages aiment s’incarner en statue ou en arbre. C’est ce que nous allons découvrir durant cette balade contée. Alors ouvrez les yeux et les oreilles, nous allons vous aider à débusquer les traces de cet autre monde. 

Un projet en construction avec la complicité de la compagnie Rebonds d’histoires et du Lieu d’Europe.
Une fiction sonore disponible dès le 05 mai 2024 sur l’application dédiée – GOH

En savoir plus

Gaëtan Gromer – Compositeur, artiste et réalisateur sonores, Gaëtan Gromer, né en 1978, vit et travaille à Strasbourg.Directeur artistique des Ensembles 2.2 (studio de création sonore particulièrement actif dans l’espace public) et membre du comité exécutif et du conseil d’administration d’HACNUM (réseau national des arts hybrides et des cultures numériques), il fait régulièrement converser son travail avec d’autres disciplines. Il a notamment travaillé avec Maria La Ribot, Valérie Manteau, Hélène Gaudy, Etienne Fanteguzzi, Sebastian Dicenaire, Eve Risser, Lucie Taïeb, Clara Olivares, LNLO, Samuel et Léo Henry, luvan, Zahra Poonawala, Stéphane Perger, Espèce de collectif…
Il est lauréat du prix européen d’arts numériques Imagina Atlantica 2012 et ses disques [fri:z] et Noise Level font respectivement partie des dix meilleurs albums Ambient de 2014 selon le webzine français SWQW et des dix meilleurs albums Drone de 2016 pour le webzine américain A closer listen.

Antoine Spindler – Formé au Conservatoire de Strasbourg dans les classes d’Ana Haas (violon) puis Claude Ducroq (alto) ainsi qu’à l’Université de Strasbourg en musicologie, Antoine Spindler s’est formé (Ircam, Fastlane, PML…) et spécialisé dans les musiques électroacoustiques et mixtes. Il enseigne dans la classe de Création et Interprétation Électroacoustique au Conservatoire et à la L’Académie Supérieure de Musique-Hear de Strasbourg. Actuellement, il joue au sein du trio Jafta avec lequel il sort l’album Traces et dans le duo Svië avec lequel il crée le disque Port Data. Ses expériences lui ont permis de collaborer avec différents ensembles et musiciens (Linéa, Live Animated Orchestra, le quatuor Ethos, Plurium, Clara Olivares, Eve Risser etc…) ainsi qu’avec différents auteurs (Hélène Gaudy, Jean Fauque, Valérie Manteau, Sébastien Dicenaire, Lucie Taïeb etc…).

Annukka Nyyssönen est née en Finlande d’un père finlandais et d’une mère alsacienne. Développant un intérêt tout particulier pour les histoires, les contes et les mythes, elle en a fait son métier, avec un attrait particulier pour le répertoire des contes merveilleux et des mythes. Elle raconte sur scène, souvent dans les médiathèques, les festivals, les établissements scolaires. Durant une dizaine d’années, elle a suivi les sessions de l’Ecole Noire, avec Myriam Pellicane, un parcours d’entraînement aux arts de la parole qui plonge au sources de la tradition orale. Elle a également été de l’aventure SISTAS, qui a rassemblé une vingtaine de conteuses sur l’île d’Oléron pour s’interroger sur la spécificité artistique au féminin. En parallèle des spectacles, elle mène des causeries et des projets d’actions culturelles et participe volontiers à des expériences collectives et à des projets de territoire, particulièrement au sein du collectif Front de l’Est.

Matthieu Epp est conteur professionnel depuis une quinzaine d’années. Après des études en informatique et un parcours dans l’éducation populaire, il a forgé ses outils au fil des rencontres et des disciplines (musique, danse, théâtre d’objets, improvisation). Il présente ses spectacles à l’échelle de la francophonie (France, Belgique, Québec…) à la fois sur des scènes de théâtre, mais aussi dans les festivals de contes, les médiathèques, les maisons de retraite et les établissements scolaires. Son répertoire s’étend de la mythologie à la science-fiction, avec une tendresse pour le conte traditionnel et le récit de vie. Ses spectacles ne se ressemblent pas. Pour chaque projet, il a à cœur de développer une forme qui servira au plus proche ses enjeux. Ainsi, il propose des tours de conte à domicile avec des instruments acoustiques, comme des formes plus spectaculaires avec de l’image et de la musique électronique.

Après des études de piano classique dans l’enfance, Fabrice Kieffer entre au Conservatoire de Strasbourg et découvre l’improvisation, la percussion, le jazz et les musiques traditionnelles. Il développe une passion pour l’accordéon qu’il étudie en se nourrissant notamment du contact des musiciens du collectif Bal’us’trad. Il s’implique dans toutes sortes de projets artistiques : jazz, musiques improvisées, musiques traditionnelles avec “en passant par la Montagne”, spectacle de rue, fanfare festive, musique de théâtre avec la compagnie Baraban. Son identité est marquée par un éclectisme musical, une curiosité et un polyinstrumentisme permanent.

La Ville de Strasbourg , la Région Grand Est, le FEDER, la Collectivité européenne d’Alsace et la DRAC Grand-Est.

Credits

Texte et voix : Matthieu Epp et Annukka Nyyssönen

Réalisation : Gaëtan Gromer

Musique :  Antoine Spindler

Vielle à roue et accordéon : Fabrice Kieffer

Prises de son : Antoine Spindler 

Application : GOH

Producteur délégué : Les Ensembles 2.2

Partenaire : Rebonds d’histoires et Lieu d’Europe

Luxembourg

2023-07-26T16:29:52+01:00

Parcours sonore à Luxembourg

Photo: ©Gaëtan Gromer

Details

Organisateur

Les Rotondes

Lieu

Luxembourg
Un projet en construction avec la complicité des Rotondes.
Soutiens : La Ville de Strasbourg , la Région Grand Est, le FEDER, la Collectivité européenne d’Alsace et la DRAC Grand-Est.
Une fiction sonore disponible en 2024 sur l’application dédiée – GOH

Reims

2024-03-26T14:34:26+01:00

Une conversation

Photo: ©Matëo Granger

Details

Gratuit

A partir de 12 ans

Durée : 45min – 1h

Partenaire

Saint-Ex, Culture Numérique

Lieu de départ

Parvis de Saint-Ex
Reims

Une conversation est une fiction sonore géolocalisée qui invite à suivre deux femmes au fil de leur déambulation rémoise. Hélène et Lucie se retrouvent alors qu’elles ne se sont pas vues depuis longtemps. La première, qui vit à Reims depuis toujours, a perdu un objet, et pour le retrouver, elle invite son amie à refaire le chemin parcouru la veille. Lucie découvre ainsi la ville à travers les souvenirs d’Hélène.

Elles marchent dans les rues et tandis qu’elles avancent, entre les répliques, on s’interroge : qu’a-t-elle réellement perdu ? Que cherche-t-on ? Qui est Hélène ? Des éléments échappent à la logique et à la chronologie, et peu à peu, dans le dialogue, le passé affleure. D’une rue à l’autre, au fil des architectures et des époques, la discussion opère par télescopage et rupture : le cadre strict du présent explose.

À travers les événements passés et leurs échos présents, à travers les corps d’Hélène et Lucie et leur présence dans la ville, c’est la condition des femmes et leurs contradictions qui sont aussi révélées.

Un projet en construction avec la complicité de Saint-Ex, Culture Numérique.
Une fiction sonore disponible en 2024 sur l’application dédiée – GOH

En savoir plus

Amélie Lucas-Gary est née en 1982 à Arcachon et vit à Paris. Après des études d’Histoire et de Cinéma à la Sorbonne, Amélie Lucas-Gary sort diplômée de l’École Nationale de la photographie d’Arles en 2009. Depuis, sa pratique a évolué, elle a publié trois romans : Grotte (2014) paru chez Christophe Lucquin Éditeur, Vierge (2017) et Hic (2020), parus aux Éditions du Seuil. Ce dernier, écrit lors d’une résidence d’écriture en Nouvelle-Zélande. L’ensemble des romans d’Amélie Lucas-Gary aborde la question de la création : celle de l’univers dans Hic, la genèse de l’auteure dans Vierge, les prémisses de l’histoire de l’art
dans Grotte. Elle travaille régulièrement avec des artistes dans le cadre de catalogues, expositions, ou performances. Elle utilise aujourd’hui, tour à tour ou conjointement, la photographie, la sculpture et l’écriture et propose une forme qui résonne avec le travail de l’artiste et déplace ainsi le regard sur les œuvres. Son travail littéraire est ainsi très emprunt de préoccupations plastiques, mises au service de son appétit pour le romanesque et l’aventure.

Gaëtan Gromer – Compositeur, artiste et réalisateur sonores, Gaëtan Gromer, né en 1978, vit et travaille à Strasbourg.Directeur artistique des Ensembles 2.2 (studio de création sonore particulièrement actif dans l’espace public) et membre du comité exécutif et du conseil d’administration d’HACNUM (réseau national des arts hybrides et des cultures numériques), il fait régulièrement converser son travail avec d’autres disciplines. Il a notamment travaillé avec Maria La Ribot, Valérie Manteau, Hélène Gaudy, Etienne Fanteguzzi, Sebastian Dicenaire, Eve Risser, Lucie Taïeb, Clara Olivares, LNLO, Samuel et Léo Henry, luvan, Zahra Poonawala, Stéphane Perger, Espèce de collectif…
Il est lauréat du prix européen d’arts numériques Imagina Atlantica 2012 et ses disques [fri:z] et Noise Level font respectivement partie des dix meilleurs albums Ambient de 2014 selon le webzine français SWQW et des dix meilleurs albums Drone de 2016 pour le webzine américain A closer listen.

Antoine Spindler – Formé au Conservatoire de Strasbourg dans les classes d’Ana Haas (violon) puis Claude Ducroq (alto) ainsi qu’à l’Université de Strasbourg en musicologie, Antoine Spindler s’est formé (Ircam, Fastlane, PML…) et spécialisé dans les musiques électroacoustiques et mixtes. Il enseigne dans la classe de Création et Interprétation Électroacoustique au Conservatoire et à la L’Académie Supérieure de Musique-Hear de Strasbourg. Actuellement, il joue au sein du trio Jafta avec lequel il sort l’album Traces et dans le duo Svië avec lequel il crée le disque Port Data. Ses expériences lui ont permis de collaborer avec différents ensembles et musiciens (Linéa, Live Animated Orchestra, le quatuor Ethos, Plurium, Clara Olivares, Eve Risser etc…) ainsi qu’avec différents auteurs (Hélène Gaudy, Jean Fauque, Valérie Manteau, Sébastien Dicenaire, Lucie Taïeb etc…).

La Ville de Strasbourg , la Région Grand Est, le FEDER, la Collectivité européenne d’Alsace et la DRAC Grand-Est.

Credits

Texte : Amélie Lucas-Gary

Réalisation : Gaëtan Gromer

Musique : Gaëtan Gromer, Antoine Spindler

Voix : Pauline Leurent et Marie Seux

Prises de son : Antoine Spindler 

Application : GOH

Producteur délégué : Les Ensembles 2.2

Partenaire :  Saint-Ex, Culture Numérique

Consultante histoire et patrimoine : Véronique Palot-Maillart

Remerciement : Eva Chanoir

Marseille

2024-03-18T16:45:32+01:00

L’île aux chiens

Photo: ©Gaëtan Gromer

Details

Gratuit

A partir de 10 ans

Durée : 25/30 min

Organisateur

La Citadelle de Marseille
Chroniques

Lieu

A la Citadelle de Marseille

“Quand j’étais minote, je rêvais d’être gardienne de phare, et finalement je n’en suis pas si loin. Quand on me demande ce que je fais, je dis que je suis gardienne de Fort.

Vous allez trouver que je me raconte des histoires et c’est pas faux, je suis bien obligée, puisque je suis quand même toute seule toute la journée. C’est assez solitaire comme boulot mais j’ai les échos de tellement d’histoires, j’ai de quoi faire dans ma tête.”

L’ouverture au public, même partielle, du fort Saint-Nicolas en 2024 est un événement très attendu par les habitants de la cité phocéenne. Une lourde grille s’ouvre enfin sur l’un des bâtiments les plus visibles, les mieux identifiés, les plus chargés d’histoire de Marseille – mais aussi l’un des plus mystérieux.

Valérie Manteau vous convie à une exploration des zones d’ombres sensibles qui subsistent dans les interstices de la grande histoire héroïque de Marseille, qui s’est écrite pierre à pierre dans le fort. Une promenade parmi les fantômes qui vous plonge dans les mystères de la Citadelle et met en lumière un épisode méconnu, entouré de fantasmes et de suspicions : l’occupation de la Citadelle par des centaines d’animaux, sous l’égide du service de Santé et Vétérinaire des Armées de 1978 à 2011.

En choisissant de confier son évocation à une intervenante civile, simple promeneuse de chiens, cette fiction sonore, incarnée à hauteur humaine, accompagnera votre déambulation en tâchant de lever le voile sur ces tabous que protègent les murailles qui se dressent au cœur de la ville.

Un projet en construction avec la complicité de La Citadelle de Marseille et Chroniques.

Une fiction sonore disponible en 2024 sur l’application dédiée – GOH

En savoir plus

Gaëtan Gromer – Compositeur, artiste et réalisateur sonores né en 1978, il vit et travaille à Strasbourg.Directeur artistique des Ensembles 2.2 (studio de création sonore particulièrement actif dans l’espace public) et membre du comité exécutif et du conseil d’administration d’HACNUM (réseau national des arts hybrides et des cultures numériques), il fait régulièrement converser son travail avec d’autres disciplines. Il a notamment travaillé avec Maria La Ribot, Valérie Manteau, Hélène Gaudy, Etienne Fanteguzzi, Sebastian Dicenaire, Eve Risser, Lucie Taïeb, Clara Olivares, LNLO, Samuel et Léo Henry, luvan, Zahra Poonawala, Stéphane Perger, Espèce de collectif…
Il est lauréat du prix européen d’arts numériques Imagina Atlantica 2012 et ses disques [fri:z] et Noise Level font respectivement partie des dix meilleurs albums Ambient de 2014 selon le webzine français SWQW et des dix meilleurs albums Drone de 2016 pour le webzine américain A closer listen.

Antoine Spindler – Formé au Conservatoire de Strasbourg dans les classes d’Ana Haas (violon) puis Claude Ducroq (alto) ainsi qu’à l’Université de Strasbourg en musicologie, Antoine Spindler s’est formé (Ircam, Fastlane, PML…) et spécialisé dans les musiques électroacoustiques et mixtes. Il enseigne dans la classe de Création et Interprétation Électroacoustique au Conservatoire et à la L’Académie Supérieure de Musique-Hear de Strasbourg. Actuellement, il joue au sein du trio Jafta avec lequel il sort l’album Traces et dans le duo Svië avec lequel il crée le disque Port Data. Ses expériences lui ont permis de collaborer avec différents ensembles et musiciens (Linéa, Live Animated Orchestra, le quatuor Ethos, Plurium, Clara Olivares, Eve Risser etc…) ainsi qu’avec différents auteurs (Hélène Gaudy, Jean Fauque, Valérie Manteau, Sébastien Dicenaire, Lucie Taïeb etc…).

Valérie Manteau est auteure, éditrice et chroniqueuse française. Ses deux premiers ouvrages Calme et Tranquille (2016) et Le Sillon (2018) sont édités aux éditions Le Tripode. Pour ces premiers romans, elle s’inspire de la Turquie, pays qui lui est cher, afin de tisser sa narration. En 2018, elle reçoit le prix Renaudot pour son second roman Le Sillon. Elle a fait partie de l’équipe de “Charlie Hebdo” et fut également éditrice aux éditions Les Échappés de 2008 à 2013.
En 2013, elle rejoint le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) à Marseille, comme chargée d’édition et de diffusion. Elle vit désormais entre Marseille et Istanbul.

La Ville de Strasbourg , la Région Grand Est, le FEDER, la Collectivité européenne d’Alsace et la DRAC Grand-Est.

Crédits : 

Texte : Valérie Manteau

Réalisation : Gaëtan Gromer

Musique : Gaëtan Gromer, Antoine Spindler

Voix : Stina Soliva

Prises de son, mixage : Antoine Spindler 

Application : GOH

Producteur délégué : Les Ensembles 2.2

Partenaires : La Citadelle de Marseille, Chroniques – Biennale des imaginaires numériques

Belfort

2024-03-18T16:27:06+01:00

Ouwa

Ouwa - fiction sonore géolocalisée

Photo: ©Matëo Granger

Détails

Gratuit

À partir de 12 ans

Durée 45min/1h


Partenaire

Espace Multimédia Gantner

Lieu

Etang des Forges
Belfort

“Les plantes chantent les affects – aux premiers rangs desquels la tendresse et l’attachement – et les émotions – parmi lesquelles on notera, en territoire d’Ouwa, une prédominance de la joie et de la mélancolie.” 

Ouwa est un parcours sonore géolocalisé autour de l’étang des Forges, offrant une expérience immersive qui donne à entendre le vivant.

Durant cette fiction, vous êtes projeté dans un futur lointain, où l’étang des Forges se situe désormais en territoire d’Ouwa. L’autrice luvan vous convie à une rencontre avec le monde végétal. Une utopie où d’étranges mutations sensorielles permettent à quelques individus, appelés “chantres floréales” d’entendre, de voir, de sentir les plantes. 

Plongez dans un univers où les frontières entre l’humain et le végétal s’estompent. Suivez ce parcours poétique, laissez-vous guider et explorez un monde où la nature parle à travers des langages mystérieux. 

Bienvenue en territoire d’Ouwa, où chaque pas est une rencontre avec l’inattendu.

Inspiré par la thérolinguistique de l’autrice de science-fiction américaine Ursula Le Guin, le parcours Ouwa propose une immersion dans un « Et si nous entendions le reste du monde ».

Un projet en construction avec la complicité de l’Espace multimédia Gantner.
 
Une fiction sonore disponible en 2024 sur l’application dédiée – GOH

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luvan est autrice. Son travail s’axe sur l’élaboration de lieux imaginaires complexes, à la fois utopiques et dystopiques, lui permettant de commenter et d’anticiper l’actualité. La fiction est pour elle un outil de réflexion sociale et politique. Passionnée par le son et les matières orales traditionnelles, elle écrit également des pièces de théâtre, pratique la performance et réalise des créations radiophoniques. Elle est membre actif du collectif d’écrivains de science-fiction Zanzibar aux côtés, entre autres, de Sabrina Calvo, Alain Damasio, Catherine Dufour et Léo Henry. Historienne de formation, luvan (de son vrai nom Marie-Aude Matignon) a vécu en Afrique, dans le Pacifique, en France, en Chine, en Scandinavie et en Belgique avant de s’installer en Allemagne.

Gaëtan Gromer est un compositeur, artiste et réalisateur sonores né en 1978. Il vit et travaille à Strasbourg. Directeur artistique des Ensembles 2.2 (studio de création sonore particulièrement actif dans l’espace public) et membre du comité exécutif et du conseil d’administration d’HACNUM (réseau national des arts hybrides et des cultures numériques), il fait régulièrement converser son travail avec d’autres disciplines. Il a notamment travaillé avec Maria La Ribot, Valérie Manteau, Hélène Gaudy, Etienne Fanteguzzi, Sebastian Dicenaire, Eve Risser, Lucie Taïeb, Clara Olivares, LNLO, Samuel et Léo Henry, luvan, Zahra Poonawala, Stéphane Perger, Espèce de collectif…
Il est lauréat du prix européen d’arts numériques Imagina Atlantica 2012 et ses disques [fri:z] et Noise Level font respectivement partie des dix meilleurs albums Ambient de 2014 selon le webzine français SWQW et des dix meilleurs albums Drone de 2016 pour le webzine américain A closer listen.

Antoine Spindler – Formé au Conservatoire de Strasbourg dans les classes d’Ana Haas (violon) puis Claude Ducroq (alto) ainsi qu’à l’Université de Strasbourg en musicologie, Antoine Spindler s’est formé (Ircam, Fastlane, PML…) et spécialisé dans les musiques électroacoustiques et mixtes. Il enseigne dans la classe de Création et Interprétation Électroacoustique au Conservatoire et à la L’Académie Supérieure de Musique-Hear de Strasbourg. Actuellement, il joue au sein du trio Jafta avec lequel il sort l’album Traces et dans le duo Svië avec lequel il crée le disque Port Data. Ses expériences lui ont permis de collaborer avec différents ensembles et musiciens (Linéa, Live Animated Orchestra, le quatuor Ethos, Plurium, Clara Olivares, Eve Risser etc…) ainsi qu’avec différents auteurs (Hélène Gaudy, Jean Fauque, Valérie Manteau, Sébastien Dicenaire, Lucie Taieb etc…).

La Ville de Strasbourg, la Région Grand Est, le FEDER, la Collectivité Européenne d’Alsace (CEA), la DRAC Grand-Est et CREAA – Université de Strasbourg

Crédits :

Texte : luvan

Réalisation : Gaëtan Gromer

Musique : Gaëtan Gromer, Antoine Spindler

Voix : Sébastien Bizzotto, Florine Chevrolet, Regis Kante, Pauline Leurent

Prises de son, mixage : Antoine Spindler

Application : GOH

Producteur délégué : Les Ensembles 2.2

Partenaire : Espace multimédia Gantner

Wacken, Strasbourg

2024-04-11T10:14:03+01:00

Dompter les rivières / Die Flüsse zähmen

Photo: ©Naohiro Ninomiya

Détails

Gratuit

A partir de 10 ans

Durée : 1h


Co-producteurs

Festival Musica
Le Maillon – Scène européenne

Lieu

Quartier Wacken
Strasbourg

Départ : Parvis du Théâtre Maillon

DOCUMENTAIRE . PATCHWORK . MUTATION

Une fiction sonore également disponible en version allemande – Die Flüsse zähmen – dès le 18 avril !

Eine geolokalisierte Hörfiktion, die ab dem 18. April auch in der deutschen Version(Die Flüsse zähmen) verfügbar ist!

“BIENVENUE AU WACKEN !

Délimité par l’Ill au nord-est,

l’avenue Herrenschmidt à l’ouest,

la place de Bordeaux au sud et traversé par l’Aar et le canal de la Marne au Rhin.

Le Wacken figurez-vous signifie

« petits cailloux »

Nous sommes

à l’emplacement des anciens lits du Rhin

ici, longtemps, ce ne fut rien

le bout du bout de la ville

terre humide

où nul n’habite”

Dompter les rivières est une fiction sonore géolocalisée, plurielle et polyphonique, qui donne à entendre, le temps d’une balade, la multiplicité des facettes du Wacken, quartier patchwork en perpétuelle mutation.

Un personnage fil rouge, inspiré de la voyante tunisienne présente lors de l’exposition coloniale de 1924, nous guide à travers les siècles et les espaces. Elle nous permet de naviguer entre son présent, le nôtre, et un futur plus lointain (2123). Sa voix en croise d’autres plus neutres, factuelles, emportées, poétiques ou encore politiques. Dompter les rivières, c’est aussi l’histoire d’un lieu qui se met en scène en fonction des idéologies qui l’habitent. Un lieu sauvage et veiné d’eau qui peu à peu, de grands récits en grands récits, cède la place à un environnement utilitariste, complètement maîtrisé. 

Mais, sous le décor de cette perpétuelle comédie, l’eau s’écoule toujours paisiblement à la recherche d’interstices propices à son jaillissement.

Une fiction sonore disponible sur l’application dédiée – GOH

En savoir plus

Gaëtan Gromer Compositeur, artiste et réalisateur sonores. Né en 1978, il vit et travaille à Strasbourg. Il est également directeur artistique des Ensembles 2.2 (studio de création sonore). Il fait régulièrement converser son travail avec d’autres disciplines et a notamment travaillé avec Maria La Ribot, Valérie Manteau, Hélène Gaudy, Etienne Fanteguzzi, Sebastian Dicenaire, Clara Olivares, LNLO, Samuel et Léo Henry, luvan, Zahra Poonawala, Stéphane Perger, Espèce de collectif… Il se produit et expose régulièrement à Strasbourg (Musica, Ososphère, ONR, TNS, PMC, Maillon, Pôle Sud, etc.), mais aussi, entre autres, au MAMCO (Genève), au CAC (Vilnius), au CCAM (Vandoeuvre), à l’Oiseau Mouche et au Gymnase (Roubaix), au Laboral (Gijon), au Transient (Paris), à Accès)s( (Pau), au Digital Life (Rome), aux Electric Nights (Athènes), etc.

Eve Risser est une compositrice, pianiste et improvisatrice dont la musique se nourrit à part égale de jazz, d’improvisation, de tradition écrite et de musique contemporaine. Après avoir intégré le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans la classe de jazz, elle obtient en 2008 un prix du conservatoire, ainsi qu’un prix de soliste au Concours national de jazz de la Défense. Elle crée en 2019 le Red Desert Orchestra, suite à un fort intérêt pour l’Afrique et une réflexion sur la place du musicien en occident.

Antoine SpindlerFormé au Conservatoire de Strasbourg ainsi qu’à l’Université de Strasbourg en musicologie, il s’est spécialisé dans les musiques électroacoustiques et mixtes. Il enseigne dans la classe de Création et Interprétation Électroacoustique au Conservatoire et à la L’Académie Supérieure de Musique-Hear de Strasbourg. Tout en gardant une activité d’instrumentiste classique (alto), il co-crée en 2009 le collectif Les Ensembles 2.2 et participe depuis à de nombreuses créations et festivals. Actuellement, il joue au sein du trio Jafta avec lequel il sort l’album Traces et dans le duo Svië avec lequel il crée le disque Port Data.

Lucie TaïebNée à Paris en 1977, elle est agrégée d’allemand en 2002 et obtient le titre de docteur en littérature comparée en 2008. Elle est actuellement maître de conférences en études germaniques à l’Université de Brest. Elle pratique une écriture qui traverse divers genres: la poésie, le roman, l’essai et son travail s’associe régulièrement à celui d’artistes. Lucie Taïeb a publié plusieurs recueils de poèmes, ainsi que deux romans aux éditions de l’Ogre. Son deuxième roman, Les échappées, s’est vu attribuer le Prix Wepler en 2019. Elle est également traductrice, notamment de poètes autrichiens parmi lesquels Ernst Jandl et Friederike Mayröcker.

La Ville de Strasbourg, la Région Grand Est, le FEDER, la Collectivité Européenne d’Alsace (CEA), la DRAC Grand-Est et CREAA – Université de Strasbourg.

Crédits

Texte : Lucie Taïeb

Réalisation : Gaëtan Gromer

Musique : Antoine Spindler, Eve Risser

Voix : Fayssal Benbahmed, Pauline Leurent, Maxime Pacaud and Marie Seux

Voix (Allemand): Amélie Belohradsky, Katja Harsdorf, Christophe Palz, Moritz Pliquet

Studio d’enregistrement : Innervision

Traduction : Tatjana Marwinski

Prises de son : Antoine Spindler

Application: GOH

Production : Les Ensembles 2.2

Co-production : Festival Musica, Theater le Maillon – Scène européenne

PRINTEMPS SILENCIEUX

2022-12-23T10:26:31+01:00

Printemps Silencieux

SALLE D’ECOUTE EN 2162, MUSEE D’ENAPOLIS

Printemps silencieux nous projette en 2162 dans la ville d’Enapolis où les habitants sont murés et n’ont jamais connu, ni même ressenti le “dehors”. En entrant dans une salle du musée de la ville, le visiteur peut lire le cartel suivant : 

Le musée d’Enapolis réalise régulièrement des fouilles de nos sous-sols. Nous y trouvons un certain nombre d’objets, la plupart du temps endommagés, obsolètes ou inconnus. Parmi eux, un appareil qui a enfin pu être restauré et exploré. Il semble avoir appartenu à Gaëtan Gromer, un artiste sonore du XXIème siècle ayant vécu sur le site de construction d’Enapolis. L’artiste y a vraisemblablement, tout au long de sa vie, réuni une considérable base de données de « field recordings » enregistrés par ses soins ou par des collaborateurs. Selon ce que nous avons découvert sur cet appareil, la pratique du field recording consistait notamment à enregistrer, en extérieur, des sons produits par les activités humaines et/ou par l’environnement naturel.

Ce document exceptionnel du début du XXIème siècle nous permet de vous proposer à l’écoute ces étonnants « paysages sonores » composés de sons typiques de l’environnement de cette époque lointaine et qui ont vraisemblablement tous disparus en 2162.

Le titre a été inspiré par une œuvre inachevée de l’artiste faisant référence à un prophétique texte écrit en 1962, il y exactement deux siècles, par une certaine Rachel Carson”.

NB : Cette œuvre fait partie du cycle Demain c’est loin, elle peut être exposée avec les quatre œuvres : Scintillements, Unedo, Sans faire de Vagues…, Enapolis

Créée pour l’édition 2022 de L’Ososphère

Crédits

Direction artistique : Gaëtan Gromer

Prises de sons : Gaëtan Gromer, Marin Lambert, Marc Namblard

Régie : Valérie Bajsca et Cyrille Siffer

Soutien : L’Ososphère

Photo : © Yoann Bourreau

Schiltigheim Ouest

2024-01-29T13:51:52+01:00

Oniropolis

Visuel: ©Naohiro Ninomiya

Détails

Prix : Gratuit


Organisateur

Festival Musica

Lieu

Schiltigheim
Départ : Parc des Oiseaux, rue de Cronenbourg

ANTICIPATION . RÊVES . TECHNOLOGIE

À partir de 10 ans

Durée : 45/60 min

Dans un futur proche, Oniropolis, un réseau social d’un genre nouveau, est un véritable phénomène auprès des adolescents. Il permet d’enregistrer, géolocaliser et partager ses rêves. Il permet également, grâce à  sa célèbre carte onirique, de glaner les rêves des autres utilisateurs. 

Mais depuis quelques heures, l’application est à l’arrêt. Un bug semble s’être déclenché dans le programme, quelque part en France, vraisemblablement à Schiltigheim. L’entreprise décide alors d’envoyer quelqu’un à l’intérieur d’Oniropolis pour déterminer l’origine de la panne et nettoyer le système. Cette personne, c’est vous.

Oniropolis est une fiction sonore à ciel ouvert, imaginée et produite par Les Ensembles 2.2. Il s’agit d’une histoire à écouter dans les rues de Schiltigheim qui vous transporte dans un monde imaginaire au travers d’un récit d’anticipation.

L’auteur, Sebastian Dicenaire, vit et travaille à Bruxelles, mais est né à Schiltigheim. Avec le duo de compositeurs strasbourgeois Svië, il retourne dans sa ville d’origine pour y créer une fiction sonore qui explore l’univers des rêves et des réseaux sociaux.

Prenez votre téléphone, téléchargez GOH, mettez vos écouteurs et commencez à déambuler. Les secrets enfouis de l’application Oniropolis vous attendent à Schiltigheim…

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Oniropolis est le fruit d’un processus de création familier des trois artistes : l’immersion sur le territoire, puis l’utilisation de la matière récoltée – sons, récits, témoignages des habitants – comme inspiration pour l’écriture et la composition. 

Pour Schiltigheim, ce contenu a été enrichi par la participation des élèves de huit classes des établissements scolaires de la ville, qui ont partagé le regard qu’ils posent sur leur lieu de vie, à travers des anecdotes et des histoires, réelles ou imaginaires. Certains élèves ont même eu l’opportunité de créer un “détour” : un petit parcours sonore exclusif, résultat du travail pédagogique mené auprès d’eux.

 

Toute cette matière a servi de point de départ aux artistes, afin de créer un univers littéraire et sonore intriguant et imprégné des lieux.

Sebastian Dicenaire est né en Alsace, il travaille aujourd’hui à Bruxelles. Écrivain, poète, auteur de fictions radiophoniques et de podcasts, il utilise le langage autant à l’écrit qu’à travers le son ou la vidéo. Il a publié des ouvrages de poésie (Döner-kebab, éd. Héros-Limite ; Personnologue, éd. Clou dans le fer ; Dernières Nouvelles de l’Avenir, éd. Atelier de l’agneau… ). Dans ses performances, il essaie de repousser les limites de l’imagination du spectateur en l’incitant à se créer son propre « cinéma mental » mêlant textes et son. Ses fictions radio mêlent de nombreux genres – poésie et science-fiction, mythologie et technologie – et ont été primées dans de nombreux festivals.

Svië est un duo composé de Gaëtan Gromer et Antoine Spindler, artistes sonores et compositeurs de musique électro-acoustique.

Gaëtan Gromer mène une activité de création aux confluents de la composition, de la performance et de l’installation multimédia. Il utilise l’étonnant pouvoir de suggestion et d’immersion du sonore pour livrer un regard sur le monde, un point d’ouïe particulier, pour “dire” avec le son.  Il est l’un des lauréats du prix européen d’arts numériques Imagina Atlantica 2012 à Angoulême et a écrit la musique de Juste l’embrasser de Samuel Henry, prix SABAM au festival international du film fantastique de Bruxelles en 2008.

Antoine Spindler est altiste et enseignant à la Haute école des Arts du Rhin. Membre du Quatuor Ethos et de l’Ensemble Plurium, il a également joué au sein de l’ensemble Linéa et avec l’orchestre Philharmonique de Strasbourg. Il s’est produit sur de nombreuses scènes comme, par exemple, au Festival Musica à Strasbourg, à la Tonhalle de Zurich, ou encore à l’Asian-Pacific Contemporary Music Festival à Séoul en Corée du Sud. Il se spécialise dans les musiques électroacoustiques et mixtes, notamment avec le Live.Animated.Orchestra ou en intégrant le trio Jafta.

Région Grand-Est et DRAC Grand-Est

Crédits

Direction artistique : Gaëtan Gromer

Texte : Sebastian Dicenaire

Musique : Svië (Gaëtan Gromer, Antoine Spindler)

Prises de son : Svië

Visuel : Naohiro Ninomiya

Voix : Pauline Leurent, Milan Morotti

Intervenants pédagogiques : Arthur Gander, Hugo Siclier, Sylvain Debrock

Derush entretiens et ateliers : Valentin Hetzel

Production : Les Ensembles 2.2

Co-production : Festival Musica

Remerciements : Sylvie Zorn, les élèves et professeurs des différents établissements pour leur implication dans le projet.

Belval, Esch-sur-Alzette

2024-01-29T13:49:29+01:00

Détails

Prix : Gratuit


Organisateur

Esch2022

Lieu

Belval, Esch-sur-Alzette, Luxembourg

Début du parcours :
8 Porte de France, Belval

SCIENCE-FICTION . ANTICIPATION . DATA

À partir de 10 ans

Durée : 30 / 45 minutes

Bienvenue à Belval, siège de l’Acid-Reine company, l’entreprise du numérique la plus prometteuse de ces dernières années. Pourquoi êtes-vous venu.e ici exactement ? Et que savez-vous de l’Acid-Reine company ?

Dans ce parcours sonore d’anticipation, une entreprise innovante propose de recycler vos données numériques en énergie verte quasi illimitée. Mais ce succès est teinté de mystère : des deux fondateurs de l’entreprise, l’un est devenu fou, et l’autre a disparu dans des circonstances inexpliquées…

Le récit invite à “passer la frontière” : celle entre le visible et l’invisible, le réel et l’imaginaire ; entre Belval et le reste du monde. La composition musicale retranscrit l’étrangeté du quartier : un lieu moderne, en mutation, multicouches, aux frontières de l’irréel.

Acid-Reine Cie. a été créé dans le cadre du projet In the field, pour Esch2022, Capitale européenne de la culture.

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Belval est un espace délimité, un lieu riche en histoires, qui ne laisse pas beaucoup de place à l’imaginaire, à l’errance, à la marge, à l’inachevé. Cela a donné aux auteurs l’envie de proposer un contre-récit, d’imaginer l’envers du décor.

Ainsi, le quartier a servi de lieu d’incarnation pour le texte, a fixé sa forme et ses limites. La géographie des rues a structuré la narration, a imposé des chapitres, des divisions, des respirations, une ligne de partage. Cette transposition de l’univers fictif dans le réel a aussi servi de trame de fond pour les différents thèmes de l’histoire : le traitement de la data, le rapport entre le numérique et le vivant, les dérives des nouvelles technologies, …

Les compositions musicales retranscrivent l’étrangeté émanant de Belval. Un lieu moderne, en mutation, multicouches, mais qui semble flotter en permanence aux frontières de l’irréel, où il est parfois difficile de distinguer ce qui est authentique de ce qui ne l’est pas, ce qui est “fini” de ce qui se construit. Une sensation qui a fortement coloré la musique.

Belval est un lieu de traces visibles, de sons qu’on interprète plus qu’on ne les identifie. Les compositeurs ont voulu jouer avec cette frontière en proposant des sons ultra-travaillés qui semblent pourtant parfaitement naturels ou en utilisant des enregistrements quasiment bruts qui, hors contexte, semblent complètement stylisés. À l’écoute attentive, certains sons semblent se distinguer mais, chaque fois, quelque chose sème le doute…

Sebastian Dicenaire est né en Alsace, il travaille aujourd’hui à Bruxelles. Écrivain, poète, auteur de fictions radiophoniques et de podcasts, il utilise le langage autant à l’écrit qu’à travers le son ou la vidéo. Il a publié des ouvrages de poésie (Döner-kebab, éd. Héros-Limite ; Personnologue, éd. Clou dans le fer ; Dernières Nouvelles de l’Avenir, éd. Atelier de l’agneau… ). Dans ses performances, il essaie de repousser les limites de l’imagination du spectateur en l’incitant à se créer son propre « cinéma mental » mêlant textes et son. Ses fictions radio mêlent de nombreux genres – poésie et science-fiction, mythologie et technologie – et ont été primées dans de nombreux festivals.

Svië est un duo composé de Gaëtan Gromer et Antoine Spindler, artistes sonores et compositeurs de musique électro-acoustique.

Gaëtan Gromer mène une activité de création aux confluents de la composition, de la performance et de l’installation multimédia. Il utilise l’étonnant pouvoir de suggestion et d’immersion du sonore pour livrer un regard sur le monde, un point d’ouïe particulier, pour “dire” avec le son. Il est l’un des lauréats du prix européen d’arts numériques Imagina Atlantica 2012 à Angoulême et a écrit la musique de Juste l’embrasser de Samuel Henry, prix SABAM au festival international du film fantastique de Bruxelles en 2008.

Antoine Spindler est altiste et enseignant à la Haute école des Arts du Rhin. Membre du Quatuor Ethos et de l’Ensemble Plurium, il a également joué au sein de l’ensemble Linéa et avec l’orchestre Philharmonique de Strasbourg. Il s’est produit sur de nombreuses scènes comme, par exemple, au Festival Musica à Strasbourg, à la Tonhalle de Zurich, ou encore à l’Asian-Pacific Contemporary Music Festival à Séoul en Corée du Sud. Il se spécialise dans les musiques électroacoustiques et mixtes, notamment avec le Live.Animated.Orchestra ou en intégrant le trio Jafta

Avec le soutien d’Esch2022, Capitale Européenne de la Culture, ainsi que du Ministère de la Culture français, de la DRAC Grand Est, de la Région Grand Est, du Centre National de la Musique, de la Collectivité Européenne d’Alsace, du département Meurthe-et-Moselle, de la Ville d’Esch-sur-Alzette, de la Ville et Eurométropole de Strasbourg, du LISER (Luxembourg Institute of Socio-Economic Research), du festival Musica et du Puzzle Thionville.
En partenariat avec Residhome Luxembourg et le Cottage Luxembourg.

Crédits 

Texte : Sebastian Dicenaire

Musique : Svië (Gaëtan Gromer, Antoine Spindler)

Prises de son : Marc Namblard

Illustration : Valérie Etterlen

Voix : Matëo Granger, Yann Hartmann, Pauline Leurent (version française), Richard Doust, Ella Perrin (version anglaise)

Studio Voix : Innervision

Direction artistique : Gaëtan Gromer

Production : Les Ensembles 2.2

Remerciements : Le Fonds Belval

Villerupt

2023-07-26T16:19:17+01:00

Les saisons invisibles

Illustration: ©Valérie Etterlen

Détails

Disponible jusque décembre 2023


Prix : Gratuit


Organisateur

Esch2022

Lieu

Villerupt
Meurthe-et-Moselle
France

Début du parcours :

Place Jeanne d’Arc


À partir de 12 ans

Durée : 60 / 90 minutes

DOCUMENTAIRE . OUVRIERS . VESTIGES

À partir de 12 ans

Durée : 60 / 90 minutes

Le visage des villes dépend de la direction vers laquelle elles se tournent. Villerupt regarde désormais vers le Luxembourg, vers la frontière. Le cœur autour duquel elle a été construite s’est vidé et ses artères envoient son flux là-bas, de l’autre côté. Le cœur est à rebâtir, à partir d’une mémoire commune. Et des instants perdus des saisons invisibles.

Hélène Gaudy est romancière; Christina Kubisch est compositrice. S’inspirant de l’histoire de la ville de Villerupt, à la frontière franco-luxembourgeoise, et des récits de ses habitants, elles ont créé Les Saisons Invisibles.

Ce parcours relate l’histoire de la région : le paysage façonné par les mines, le vide qu’il en reste à présent. C’est une image des hommes, des différentes vagues d’immigrations successives ; mais également du territoire, des frontières toutes proches, qui définissent aujourd’hui le travail. Une multiplicité d’histoires, d’instants, de mémoires obtenus grâce aux témoignages des habitants, qui dialoguent avec le texte écrit : des points de vue qui se croisent et se complètent.

Les Saisons Invisibles a été créé dans le cadre du projet In the field, pour Esch2022, Capitale européenne de la culture.

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La composition musicale s’accorde au thème des frontières : elle utilise différentes sources de sons trouvés sur place, captés au-delà des bruits acoustiques habituels : les ondes invisibles de Villerupt, les champs électromagnétiques, les microphones de contact, les vibrations cachées.

Texte et musique s’assemblent pour créer une photographie du territoire et de son histoire. À travers les saisons qui rythment le parcours sonore, les frontières se succèdent : celles qu’on a franchies dans le passé, celle qui a séparé la France et l’Allemagne, celle que passent désormais les Français qui travaillent au Luxembourg. Cela montre leur caractère mouvant, arbitraire, mais aussi affectif. Vivre dans une ville frontalière, c’est une suite de dépaysements possibles, une fragilité en même temps qu’une richesse.

Hélène Gaudy est romancière. Après des études d’arts plastiques, elle a mené de nombreux projets mêlant l’écriture, l’image et le paysage. Elle a publié des livres d’art, des ouvrages pour la jeunesse et plusieurs récits, dont Vues sur la Mer (Les Impressions nouvelles, 2006, deuxième sélection du Prix Médicis), Plein Hiver (Actes Sud, 2014), et Un Monde sans Rivage (Actes Sud, 2009) qui a figuré sur la sélection du prix Goncourt. Elle fait partie du collectif Inculte et du comité de rédaction de la revue La Moitié du Fourbi.

Christina Kubisch, née à Brême en 1948, appartient à la première génération d’artistes sonores. Bien qu’elle soit principalement connue pour ses installations sonores et compositions électroacoustiques, sa pratique s’étend également à la vidéo et aux arts plastiques. Depuis 2003, elle réalise dans le monde entier la série “Electrical Walks”, des promenades sonores dans des espaces urbains, où les champs électromagnétiques sont amplifiés. Christina Kubisch a été professeure d’arts audiovisuels à Berlin, Paris, Sarrebruck et Oxford. Elle a reçu de nombreuses récompenses, dont le prix Giga-Hertz 2021 pour l’ensemble de son œuvre. Elle vit et travaille à Berlin.

Avec le soutien d’Esch2022, Capitale Européenne de la Culture, ainsi que du Ministère de la Culture français, de la DRAC Grand Est, de la Région Grand Est, du Centre National de la Musique, de la Collectivité Européenne d’Alsace, du département Meurthe-et-Moselle, de la Ville d’Esch-sur-Alzette, de la Ville et Eurométropole de Strasbourg, du LISER (Luxembourg Institute of Socio-Economic Research), du festival Musica et du Puzzle Thionville.
En partenariat avec Residhome Luxembourg et le Cottage Luxembourg.

Crédits

Texte : Hélène Gaudy Musique : Christina Kubisch Prises de son : Christina Kubisch, Marc Namblard

Illustration : Valérie Etterlen

Voix : Matëo Granger, Mathilde Melero (version française), Eli Finberg (version anglaise)

Studio Voix : Innervision

Direction artistique : Gaëtan Gromer

Production : Les Ensembles 2.2

Avec des extraits sonores de Daniel Brachetti issus du court-métrage “Des Quetsches pour l’Hiver”, J.-P. Menichetti, 1974

Remerciements : Tom Thiel, ingénieur du son

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